samedi 25 janvier 2020 à Yverdon-les-Bains (10h00-16h00)
Le Tempo. Quai de la Thièle 3
La gauche face au populisme
Les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres, la classe moyenne se plaint d’un pouvoir d’achat en berne et éprouve de légitimes craintes au sujet des coûts de la santé, du rendement de ses économies et du montant de sa pension de retraite. Les temps sont durs pour la majorité des salariés et des retraités.
Or la gauche, qui prône une juste répartition des richesses et qui devrait donc représenter les victimes de cette situation et notamment les plus défavorisés, peine à obtenir leur confiance.
Ceux qui ne bénéficient pas des bienfaits du système économique, lorsqu’ils ne s’abstiennent pas, offrent parfois leurs suffrages à de soi-disant «ni gauche, ni droite» (Macron), ou se reconnaissent, au moins provisoirement, dans des mouvements définis plus par la colère que par des propositions de solutions («Gilets jaunes», «Indignés», «Cinq étoiles» en Italie).
La jeunesse, dont l’avenir s’annonce plein de nuages, se mobilise avec raison (mais pas unanimement) pour défendre le climat et contribue, en Suisse notamment, au succès des Verts dont, il est vrai, beaucoup partagent largement les idées de la gauche.
Mais ceux qui bénéficient, électoralement, de la situation économique sont les populistes et les nationalistes, notamment ceux de droite et d’extrême droite. Le Rassemblement national se dit «premier parti ouvrier de France». Il a probablement raison : 40% de ses électeurs sont des ouvriers ! Marine Le Pen soutient les grévistes actuels plus énergiquement que le Parti socialiste en déliquescence, avec une «gauche de la gauche» trop divisée pour lui contester cette prééminence.
En Suisse, la gauche est constituée d’une petite extrême gauche (très divisée elle aussi), d’un PS qui perd des sièges et de Verts qui lui en prennent. Si la droite dure a perdu quelques plumes cet automne, elle reste aux commandes et poursuivra sa politique antisociale.
Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation. Laissera-t-on l’Europe tomber aux mains d’une paradoxale «Internationale des nationalistes» ?
Les Chrétiens de gauche romands proposent d’y réfléchir le 25 janvier prochain. Ils ont invité le professeur Oscar Mazzoleni (Université de Lausanne) qui traitera de la montée des populismes en Europe, le conseiller national socialiste Samuel Bendahan qui parlera du rôle de la paupérisation dans le vote populiste, et l’ancien conseiller national socialiste Jean-Claude Rennwald qui lancera la discussion sur la réponse de la gauche.
Cette journée est ouverte à toute personne intéressée.
Le comité des Chrétiens de gauche romands